1) Pourquoi écrire?
J'ai toujours écrit, des histoires, des poèmes, des petits textes...Au lycée, je me taillais un franc succès en écrivant des parodies sur les profs, par exemple. Plus tard, j'ai commencé plusieurs fois des pièces de théâtre et des romans...mais sans aller jusqu'au bout. Paresse, sans aucun doute ; manque de réelle motivation ,certainement. Alors, quel fut le déclic? C'est mon départ en retraite! J'adorais mon métier de professeur et je me suis lancée dans l'écriture pour garder le contact avec "mes" élèves. J'ai d'ailleurs situé l'action de mes romans dans un collège, ce qui est très révélateur.
C'est donc l'écriture qui m'a permis de faire la coupure avec mon métier.
2) Comment écrire?
J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait écrire qu'à la main, que les mots devaient passer par le crayon ou le stylo avant d'être déposés sur le papier. Je me trompais! Je fais un plan à la main, certes (une feuille par chapitre), mais ensuite, je travaille à l'ordinateur qui s'est rapidement imposé comme un outil indispensable!
3) Quand écrire?
J'ai longtemps écrit la nuit, à cause d'une maladie neurologique (le syndrome des jambes sans repos) qui perturbe mon sommeil. Aujourd'hui, je dors mieux et j'écris le jour...et la nuit. Quand j'écris, je suis "dans ma bulle" et c'est pour moi une période jubilatoire.
4) Où écrire?
J'ai la chance d'avoir une "pièce pour moi toute seule" : mon bureau. C'est là que je travaille. La porte y est toujours ouverte sauf en période d'écriture intense. Porte fermée veut dire pour mon entourage : ne pas déranger! Il ne doit pas toujours être facile de vivre avec un écrivain!
5) L'angoisse de la page blanche? Connais pas!
J'ai la chance d'écrire avec facilité. J'ai plutôt trop d'idées que pas assez! et je ne me lance dans l'écriture que quand le livre est écrit dans ma tête. Je le porte en moi pendant des semaines, des mois.. et puis, un jour, je SAIS qu'il est temps "d'entrer en écriture", de me mettre dans ma bulle, comme je disais plus haut. Alors j'écris, j'écris....et cette phase ne dure pas trop longtemps, contrairement à la phase de correction qui s'éternise. En effet, j'ai du mal à mettre un point final à mon travail, ayant l'impression de pouvoir toujours l'améliorer.
En fait, je me jette dans l'écriture comme on se jette dans le vide. Le vertige est le même ; mais comme c'est bon d'avoir le vertige!